Il est aujourd'hui indispensable de mener une véritable réflexion sur la réforme du BAC en y associant pleinement les lycéens. Les propos lancés sans consultation des élèves sur un sujet aussi important contribuent à entretenir des malentendus et des inquiétudes.

L'UNL constate les dysfonctionnements du système actuel, qui a notamment tendance à faire de la série S (scientifique) la filière suprême au lieu d'y orienter comme la logique le voudrait les lycéens qui souhaitent faire des études scientifiques. Le ministère, qui annonce des propositions au début de l'année prochaine pour "rééquilibrer" les filières, ne pourra pas faire l'impasse sur cette problématique. Les filières technologiques et professionnelles ne devront pas non plus être oubliées.

A l'heure où le gouvernement critique l'"uniformité" du collège unique et souhaite le remettre en cause, est-il vraiment nécessaire d'instaurer un bac indifférencié pour tous les élèves ? Pour l'UNL, il ne s'agit pas d'une priorité au vu des problèmes actuels du lycée, et cela ne doit pas faire oublier les suppressions massives de moyens dans l'Education Nationale. De plus, pour lutter contre les orientations par défaut, vecteurs d'échec scolaire, le système d'orientation devra être repensé en profondeur en parallèle de la réflexion sur le BAC.

À l'occasion du Conseil National de l'UNL qui se réunira les 22 et 23 septembre prochains nous débattrons de la réforme du lycée et formulerons des propositions. Les lycéens les feront valoir auprès du ministère de l'Éducation Nationale. Parce qu'une réforme du cycle secondaire ne pourra se faire sans la participation des principaux concernés que sont les lycéens, l'UNL prendra toute sa place dans la concertation pour que prime la réussite de tous les élèves.

Floréale Mangin, Présidente de l'UNL