On nommait jadis bizutage un certain nombre de rites, qui en sont parfois arrivés aux limites de la brimade, voire du racket ("taxe" des 3/2 par les 5/2 en taupe dans les années 60).

La pratique du bizutage sous cette forme, en raison de ses abus, a fini par être officiellement interdite sous le ministère de Ségolène Royal. Le Code pénal français définit le bizutage comme un ensemble d'actes humiliants ou dégradants en milieu scolaire (Livre II, titre II, Chapitre V, Section 3 bis, Article 225-16-1). Il est puni de six mois de prison et 7500 Euros d'amende.

On continue cependant à désigner sous ce nom un certain nombre de cérémonies d'accueil des jeunes promotions, se voulant aujourd'hui une tendance plus humoristique et se donnant juste pour but de dissuader lesdits nouveaux d'attraper la grosse tête du fait de leur admission, ainsi que de créer un esprit de cohésion entre membres d'une même promotion.

Certains établissement (par exemple l'École des mines de Nancy) avaient déjà aboli le bizutage dès 1957, et l'avaient remplacé par une série "d'exploits" que les nouveaux devaient accomplir pour prouver leur esprit débrouillard ou farceur (faire sonner à minuit les cloches de la cathédrale, par exemple).

L'un des bizutages les plus célèbres est celui du California Institute of Technology (Caltech), et il est pour ainsi dire inversé : les anciens quittent le campus pendant vingt-quatre heures, et les nouveaux disposent de ce laps de temps pour "piéger" leurs chambres par tous les moyens possibles et inimaginables (on en vît parfois transformées en piscines, ou leurs portes murées de façon totalement indécelable). Il appartient aux anciens, guidés eux-mêmes par les enseignements de leurs aînés, de prévenir ces pièges ou à défaut, au moyen de leur seule sagacité, de les déjouer.