Institué par la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006, il permet aux pôles pluridisciplinaires ainsi constitués de mettre en commun des ressources et par conséquent de renforcer l'efficacité, la visibilité, l'attractivité et la notoriété de chaque membre du PRES.

Tous les établissements d’enseignement supérieur et de recherche français ou européens – universités, y compris les centres hospitaliers universitaires, organismes, grandes écoles – peuvent s'associer pour créer un pôle de recherche et d’enseignement supérieur. Ces pôles peuvent avoir des partenaires extérieurs tels que des entreprises, des collectivités territoriales ou des associations.

La création d’un PRES se concrétise par la signature, entre les membres fondateurs (parmi lesquels la présence d'un Etablissement Public à Caractère Scientifique, Culturel et Professionnel -EPCSCP- est obligatoire), d'une convention constitutive présentant les objectifs et leur calendrier de réalisation. Les acteurs concernés déterminent eux-mêmes les modalités de coopération et de gouvernance, ainsi que la structure juridique qu’ils souhaitent lui donner.
Il peut s'agir d'une association loi 1901, d'un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS), d'un Groupement d'Intérêt Public (GIP), d'un Etablissement Public de Coopération Scientifique (EPCS) ou encore d'une Fondation de Coopération Scientifique (FCS).
Le titre de PRES est officiel dès la publication du nom et des caractéristiques du projet dans le Bulletin Officiel de l’Education Nationale.

Le soutien accordé par l’Etat pourra être constitué de crédits de fonctionnement et d’investissement, de postes budgétaires, d’allocations de recherche, etc. Ces moyens viendront en complément des dotations contractuelles de chacun des partenaires du PRES.

A l’initiative des acteurs et sous réserve d’une validation par les conseils d’administration de chaque institution partenaire, les projets de PRES peuvent, à titre d’exemple et sans être exhaustif :

  • fédérer des activités support au sein de structures communes à tous les acteurs, aussi bien en enseignement supérieur qu’en recherche (valorisation, équipements partagés, relations internationales..) ;
  • renforcer les approches communes d’enjeux partagés, tels que, à titre d’exemple, l’apprentissage du français langue étrangère pour les étudiants étrangers ou la mise en place d’observatoires de l’emploi et de l’insertion professionnelle des étudiants ;
  • renforcer les partenariats académiques et/ou de recherche, en particulier autour des écoles doctorales ;
  • décliner les activités de recherche et d’enseignement supérieur d’un pôle de compétitivité...